Bienvenue à la Kosove
La déclaration d’indépendance de la Kosove a un impact fort en Suisse où vit une importante communauté d’albanais du Kosovo. Pour ma part, j’ai eu la chance de travailler quotidiennement ces 15 dernières années avec des ressortissants de la Kosove. Loin des clichés, j’ai très souvent été frappé par des femmes et des hommes animés d’une volonté inflexible de s’en sortir dans un contexte loin d’être facile.
L’indépendance de leur pays est désormais une réalité. Entre espoir et crainte, elle est d’abord l’expression d’un principe fondamental, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Alors que ce principe ne fut guère discuté pour les allemands lors de la réunification ou pour les slovaques lors de la séparation avec les tchèques, il devient soudainement problématique pour les albanais … préjugés?
De plus, cette indépendance est le souhait quasi unanime d’un peuple et est l’expression d’une assemblée pluraliste élue démocratiquement. Que faut-il d’autre?
Rien, sinon l’affirmation de principes fondamentaux pour le bon fonctionnement des Etats.
1) les peuples disposent d’eux-mêmes (c’est fait)
2) la démocratie est le seul moyen de définir les choix des citoyens
3) l’état est le garant de la sécurité de tous ses citoyens en particulier de ceux appartenants à des minorités
Les serbes de la Kosove rejettent cette indépendance, les autres minorités (bosniaques, roms …) s’en méfient, ils devront donc être les sujets particulièrement attentifs de la mission européenne qui va “coacher” ce nouvel état dans son édification.
En d’autre terme: sans respect des droits fondamentaux des minorités et sans démocratie point de salut, point d’Europe, point de prospérité et de sécurité …

