… il en restera toujours quelque chose

Article publié par Yvan Rochat, le 2 décembre 2007

L’UDC verniolane s’en prend aux Verts, principal argument: nous terrorisons les citoyens!

Calomnier calomnier, il en restera toujours quelque chose nous prévient l’adage. L’UDC verniolane applique la leçon à la lettre en s’attaquant, dans le dernier numéro de l’Actualité Vernier, aux Verts et leur discours “terroriste” sur les questions climatiques… Est-ce une marque de fabrique typique UDC de renvoyer ceux qui ne pensent pas comme eux à l’univers sémantique de la terreur? Cela se pourrait bien (cf les articles ci-dessous Tiens on parle de moi et suivants). En tout cas dommage:

1. Pour la vérité, car le discours des Verts est celui de la responsabilité et du devoir de précaution, l’un étant le corollaire de l’autre.

2. Pour les habitants de Vernier, qui voient leur journal squatté par les théories fumeuses de l’UDC plutôt que de lire la position de ce parti sur ce qui les préoccupe quotidiennement dans leur commune … n’auraient-ils rien à dire?

Enfin, et pour mémoire, le dernier cas le plus flagran d’intimidation politique par la terreur en Suisse fut à l’encontre de l’écologie elle-même. Lorsqu’en Valais le secrétaire du WWF fut tabassé “pour qu’il arrête d’emm… les gens”. Agression toujours impunie aujourd’hui et qui révéla la molesse des institutions du canton s’agissant d’enquêter et de réprimer cet acte.

Alors, quand, sur le ton certes de la plaisanterie, on se réjouit du plus grand nombre d’arbres pour pouvoir y pendre un plus grand nombre de Verts, force est de constater l’absence de mémoire et de conscience de l’auteur mais également la légendaire légerté humoristique de l’UDC, celle qui en mars nous proposait “pour rire” de passer Vernier et Meyrin au karchär ou celle qui cet automne accéda aux sommets de la poilade en nous infligeant ses fadaises sur les moutons noirs. Et bien oui, ces campagnes, articles et entreprises de destruction sont effectivement comme le disait plus crûment que moi mon collègue Vert de la Ville de Genève: nauséabondes.

Dommage pour la “chose publique”.

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