IKEA, vers quelle implantation à Vernier?
Comprendre, apprendre, s’adapter puis agir. C’est sous le signe de ses verbes d’actions que j’ai passé mes 5 premiers mois de conseiller administratif. Si, bien entendu, je ne prétends pas aujourd’hui m’exonérer des 4 premiers, c’est avant tout pour le 5ème, agir, que je tiens à écrire ce billet.
Mobilité et aménagement du territoire:
Il n’y pas de doute, le dossier le plus important est celui d’Ikea! en résumé: comment “digérer” les 5000 véhicules/jour qui viendront dans le quartier de la Renfile alors que celui-ci est déjà au bord de la saturation? Comment faire? 2 pistes s’imposent et se complètent.
1. Equilibrer les flux de trafic entre les deux entrées prévues, soit celle de la Croisette et celle de Pré-Bois. L’étude d’impact prévois 85% du trafic sur la Croisette et 15% sur Pré-Bois. Ce n’est pas ce que j’appelle un équilibre!
Ainsi, en tant que Conseiller adminsitratif, il est donc de mon devoir d’entreprendre toutes les démarches possibles pour qu’Ikéa et l’Office Cantonal de la Mobilité (OCM) travaille au rééquillibrage des flux de trafic entre ces deux entrées.
2. Inciter voire forcer Ikéa à développer une réelle politique de livraison à domicile qui soit compétitive et qui permette tant par ses prix que par ses délais un transfert modal de la voiture vers les transports publics. Ikéa semble depuis peu prendre conscience de cette question, tant mieux mais c’est un peu tardif et pour l’instant les intentions sont encore assez vagues.
Pour Vernier, les enjeux sont d’importance, j’en identifie trois.
1. La démocratie. Le Conseil municipal de Vernier souhaite l’implantation d’IKEA sur le territoire communal. En même temps il pose des exigences à cette implantation qui ne sont pas de nature à la facilité: demande expresse d’équillibre entre les 2 entrées et une politique de transfert modal vers la mobilité douce liée aux transports générés par l’implantation d’Ikéa. Ainsi, même si c’est compliqué, il n’est pas concevable de ne pas respecter la décision des représentants des verniolanes et des verniolans.
2. La qualité de vie. Les 5000 véhicules/jour dans cette zone, peuvent crééer des blocages en cascade dans des quartiers où habitent des milliers de personnes. L’emplilement prévisible de voitures embouteillées est, du simple point de vue sanitaire, inadmissible sans parler des conséquences sur le dérèglement climatique.
3. Le développement économique. La zone concernée par l’implantation d’Ikéa est la porte d’entrée d’un des plus importants poumons économique de notre, à savoir les zones industrielles de Vernier (Mouille-Galand, Bel-Ebat et Batailles) ainsi que celle de Meyrin-Satigny. Une gestion insuffisante des problèmes de trafic aura pour conséquence la fragilisation de ces zones stratégiques pour notre canton. Si nous échouons à modérer le trafic, Ikéa sera perdant, les industries de nos zones seront perdantes, la population de Vernier sera perdante, le canton sera perdant.
Dès lors, il est crucial que Vernier soit soutenu par les autorités cantonales pour qu’elles prennent au sérieux la gravité des enjeux qui se jouent à la Renfile - porte d’entrée de la vitalité industrielle de notre canton et du coeur historique de notre commune, le village de Vernier - là où encore aujourd’hui certains ne voient qu’une périphérie perdue.
à suivre…


11 décembre 2007 à 21:08
Bravo ! enfin le vrai problème est identifié; pas question de baisser les bras maintenant ; les habitants de Vernier sauront vous soutenir si nécessaire.
15 août 2008 à 11:11
C’est quand meme dommage! Ikea va nous passer sous le nez, s’installer en France voisine, on en recevra tout le traffic et aucun des avantages financiers. Il faut se bouger!!