Archive pour janvier 2007

Vernier: Quand la droite fait de l’idéologie au lieu de faire de la politique municipale

Vernier Article publié par Yvan Rochat, le 28 janvier 2007

Une motion (qui sera discutée lors de la séance du Conseil Municipal de Vernier le 30 janvier 2007);

4 signatures pour les 3 partis de la droite (PDC, Radicaux et Libéraux) et de l’extrême-droite (UDC);

pour demander quoi? moins de social et moins d’embauches municipales.

La section des Verts de Vernier s’oppose à cette démarche et, personnellement, je me ferai un point d’honneur de défendre cette position lors du Conseil Municipal. Explication.

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Qui a tué Hrant Dink ?

Un regard décentré Article publié par Vicken Cheterian, le 24 janvier 2007

Voici un article du prochain Monde Diplomatique écrit par l’excellent Vicken Cheterian, citoyen genevois et de bien d’autres endroits encore… à lire sans modération

Le 19 janvier 2007, Hrant Dink, le directeur de publication de l’hebdomadaire turco-arménien bilingue Agos, a été froidement abattu de trois balles dans la tête alors qu’il quittait son bureau à Istanbul. Cet assassinat commis de sang-froid a suscité la consternation et une vague de condamnations en Turquie, au sein de la communauté arménienne, et dans le monde. La photo du corps de Hrant Dink enveloppé d’un drap blanc maculé de sang est immédiatement apparue sur les premières pages des sites Internet, et a fait la une des journaux télévisés et des principaux quotidiens turcs. Le premier ministre Tayyip Erdogan a de son côté déclaré que c’était la « liberté d’expression en Turquie » qui était visée par ce crime. Plusieurs centaines de manifestants se sont spontanément rassemblés sur les lieux du meurtre et ont scandé : « Nous sommes tous Hrant Dink » et « Etat assassin ».

Né à Malatya il y a cinquante-deux ans de parents arméniens, Hrant Dink était arrivé à l’âge de 7 ans à Istanbul, où il avait poursuivi ses études universitaires et s’était engagé dans des cercles politiques de gauche, ce qui lui valut d’être emprisonné à trois reprises. Le journaliste d’origine arménienne appartenait à cette nouvelle génération courageuse de Turco-Arméniens désireux de faire connaître au grand public les opinions, difficultés et souffrances des minorités turques, et plus particulièrement de la communauté arménienne. En 1996, avec un groupe de proches partageant les mêmes convictions, il fonda l’hebdomadaire bilingue turco-arménien Agos, dont l’influence allait s’étendre bien au-delà des 6 000 exemplaires diffusés chaque semaine.

Hrant Dink ne s’est pas contenté de défendre les valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression, il les a également mises en pratique dans un contexte général plutôt austère. Il a été le premier Arménien de Turquie à qualifier le massacre d’Arméniens de 1915 de « génocide ». Ses prises de position courageuses se sont heurtées à l’hostilité de l’Etat turc et du ministère public. Il a été victime d’une campagne massive orchestrée par des hommes politiques et des organes de presse de la mouvance nationaliste dominante.

En vertu du tristement célèbre article 301 du code pénal turc, un tribunal d’Urfa l’a poursuivi en justice pour avoir déclaré au cours d’une conférence « Je ne suis pas Turc, mais un Arménien de Turquie », et il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir tenu dans une chronique de son journal des propos qualifiés d’« insulte à l’identité turque ». Cette campagne de calomnies sponsorisée par l’Etat contre une frange d’intellectuels turcs qui ont osé briser le dogme officiel a été si loin que des ministres ont qualifié les agissements du journaliste de « coup de poignard dans le dos » et que des médias l’ont accusé de « traître ». Dans sa dernière chronique publiée dans Agos, Dink avait exprimé sa profonde tristesse de voir son ordinateur saturé de messages de haine et de menaces, et il envisageait de quitter le pays « tout comme le firent nos ancêtres en 1915… Sans savoir où nous allions… Marchant sur les mêmes routes qu’ils avaient autrefois parcourues… subissant les mêmes supplices et connaissant les mêmes souffrances… ».

Mais Hrant Dink souhaitait rester en Turquie, dans le pays où étaient nés ses ancêtres, et il nourrissait l’espoir que la Turquie rejoindrait un jour l’Europe. Pour lui, la reconnaissance du passé de la Turquie — avec, en première ligne, la reconnaissance officielle du génocide arménien — ne pouvait se faire qu’à travers un processus douloureux de démocratisation de la société turque. Dans tous les forums arméniens auxquels il a participé, il a toujours mis l’accent sur le processus de démocratisation de la société turque plutôt que sur la reconnaissance du génocide par les Etats étrangers.

Hrant Dink était à la fois une figure prépondérante de la communauté arménienne de Turquie et une passerelle entre les communautés turque et arménienne, entre la Turquie et l’Arménie. Il faut rappeler également que depuis treize ans, la Turquie rejette toute relation diplomatique avec l’Arménie, et refuse d’ouvrir ses frontières avec ce petit Etat isolé.

La police turque a arrêté un adolescent qui a déjà avoué son crime. Mais des proches du journaliste soutiennent qu’il n’est pas le seul coupable ; ce sont aussi les constantes persécutions, les procès et campagnes de dénigrement contre Dink qui ont créé l’atmosphère de haine propice à ce meurtre.

De très nombreux manifestants se sont rassemblés à Istanbul — où jusqu’à dix mille personnes ont défilé la nuit du meurtre — ainsi qu’à Ankara et dans plusieurs villes turques pour condamner ce meurtre.

Durant ces quinze dernières années, dix-huit autres journalistes ont été assassinés en Turquie, et douze sont actuellement emprisonnés.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-01-23-Qui-a-tue-Hrant-Dink|fr] - janvier 2007

Tiens, on parle de moi, suite, fin et ras le bol

Coup de gueule Article publié par Yvan Rochat, le 23 janvier 2007

Je vous promets après c’est fini. Je ne retourne plus sur le blog de cet individu… mais bon je crois quand même qu’il fallait le faire sortir du bois.

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Tiens on parle de moi (suite)

Coup de gueule Article publié par Yvan Rochat, le 22 janvier 2007

Ce n’est plus le Temps, mais le blog de l’animateur de la plainte contre la TSR, Alain Jean-Mairet (AJM). Ce dernier milite pour l’interdiction de l’Islam en Suisse et publie les ôdes et poèmes d’Oskar Freysinger contre le PSS, tout un programme…

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Avec les Verts, tous à Balexert?? (rime pauvre)

Vernier Article publié par Yvan Rochat, le 14 janvier 2007

Depuis quelques mois, avec la section des Verts de Vernier, je me suis engagé dans le combat contre l’extension de Balexert par-dessus la route de Meyrin. Début janvier le comité des Verts du canton de Genève s’est rallié à la position de notre section, lors du débat un intervenant a ironiquement interpelé les hésitants par le slogan que j’ai choisi de mettre en titre. Mais au-delà des phrases toutes faites, plus on creuse plus on constate que ce projet porte en lui bien des maux qui frappent notre commune depuis 40 ans, explications…

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Tous à la République!

General, Un regard décentré Article publié par Yvan Rochat, le 10 janvier 2007

Le principe Un café et une date font un rendez-vous (mensuel?) où les blogueurs qui parlent de politique et leurs lecteurs se retrouvent pour discuter, échanger, échafauder des plans: se voir enfin, faire ce que bon leur semble. Et cela dans un joyeux pluralisme et en toute indépendance.

Plusieurs personnes semblant être intéressées à Genève et dans la région (France voisine comme Suisse romande), Renaud Gautier et François Brutsch, dans un bel oecuménisme, se jettent à l’eau. Pour les suivantes, on verra si ça continue à Genève, si on trouve un lieu moins excentré (Lausanne? Yverdon?) ou encore si ça se déplace de canton en canton…

Quand ? Le mardi 30 janvier 2007, à partir de 18h30 et jusqu’à…

Où ? Le lieu sera fixé plus près de la date de l’événement, quand on aura une idée moins imprécise du nombre d’intéressé-e-s et de leur provenance… Mais ce sera entre la gare et le centre-ville, dans un endroit où l’on peut si possible se tenir debout aussi bien que s’asseoir, manger la moindre ou non. Indiquez vos suggestions! - tel bistrot, proposé par untel

Qui vient ? Tout le monde peut venir : blogueur, lecteur de blogs, simple passant, ami, curieux…

et pour en savoir davantage: http://www.republiquedesblogs.net/

«Est-ce qu’un musulman peut prendre un aller simple par avion par les temps qui courent sans provoquer une alerte»

Un regard décentré Article publié par Le Devoir, le 10 janvier 2007

Dépêche AFP trouvée sur le site du Devoir

Télévision - La Petite Mosquée dans la prairie: une série canadienne originale

La chaîne publique CBC entamait hier la diffusion de La Petite Mosquée dans la prairie, une série télévisée saluée pour son originalité, qui évoque la vie d’une collectivité musulmane dans une petite communauté rurale canadienne.

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Tiens! on parle de moi dans le Temps

Coup de gueule Article publié par Yvan Rochat, le 7 janvier 2007

Un groupe de personnes déposent une plainte contre la TSR. Motif? Le Temps Présent du 26 octobre dernier portant sur ma femme, Soha Bechara, leur déplait. Le Temps décide de se pencher sur la question dans son édition du 21 décembre et au détour d’un paragraphe on trouve sorti de nulle part:

“Soha Bechara s’avoue surprise du nombre de réactions enregistrées. Pointé du doigt, son mari, Yvan Rochat, candidat vert à la municipalité de Vernier (GE), nie avoir assuré le service d’ordre du Hezbollah, lors d’une manifestation contre la guerre au Liban au centre de Berne.”

Cela mérite une certaine mise en contexte tout à fait intéressante…

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NIGERIA • L’argent restitué par la Suisse a-t-il été pillé ?

Un regard décentré Article publié par Le Courrier International, le 6 janvier 2007

“Piller à nouveau l’argent volé par un homme mort est certainement un acte diabolique et un péché contre le Saint-Esprit.” Cette phrase n’est pas extraite des Saintes Ecritures mais d’une opinion signée par le chroniqueur Josef Omorotionmwan dans le quotidien nigérian This Day. Sa réflexion porte sur le traitement réservé aux fonds que le défunt général nigérian Sani Abacha, à la tête d’une dictature entre 1993 et 1998, avait détourné et caché hors de son pays. Sur les quelque 2 milliards de dollars qu’il aurait placés sur des comptes à l’étranger, un tiers a été retrouvé dans des banques suisses. Les autorités suisses se sont engagées à rendre au Nigeria cet argent en échange d’un contrôle rigoureux de son utilisation. Les premiers versements ont eu lieu en 2005, et 700 millions de dollars au total ont été restitués au Nigeria pour financer divers projets.

Chargée d’examiner la manière dont cet argent a été dépensé, la Banque mondiale a exprimé sa satisfaction dans un document publié en décembre 2006. Elle a annoncé que le Nigeria avait utilisé cet argent pour accélérer son développement. “Sur les 51 projets, 23 ont été déclarés achevés, 26 sont en cours de réalisation et 2 sont présentés comme interrompus”, a précisé l’institution dans un communiqué.

Ce bilan est loin de satisfaire Josef Omorotionmwan, qui parle d’une “grande hypocrisie dans cette affaire de restitution d’argent”. Il reprend notamment les accusations lancées par l’ONG Déclaration de Berne, qui dénonce le gaspillage des fonds Abacha. Des jeux d’écritures comptables auraient ainsi entraîné la dilution de cet argent, qui s’est perdu dans les caisses de l’Etat sans véritablement profiter à la population. Et de nombreuses voix s’élèvent pour demander une expertise indépendante. “Si le pillage de l’argent du pays était une très mauvaise action, le fait de piller de nouveau les fonds restitués constitue un accroc de taille dans notre guerre contre la corruption”, explique Josef Omorotionmwan, qui qualifie les auteurs de ces nouveaux détournements de “voleurs récidivistes”.